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Versement libératoire : faut-il le choisir ? (calcul simple)

Payer l'impôt en même temps que les cotisations, en pourcentage du CA : quand c'est gagnant, quand c'est perdant.

3 min de lecture Mis à jour en novembre 2026 Sources officielles citées

Le versement libératoire remplace l'impôt sur le revenu de votre micro-entreprise par un petit pourcentage de votre chiffre d'affaires. Ce montant est payé à l'URSSAF en même temps que vos cotisations, chaque mois ou chaque trimestre.

ActivitéTaux du versement libératoire
Vente de marchandises, hébergement1 % du CA
Prestations de services (BIC)1,7 % du CA
Professions libérales (BNC)2,2 % du CA

Qui peut le choisir ?

Votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année (N-2), indiqué sur votre avis d'impôt, doit être inférieur à :

  • 29 579 € pour une personne seule ;
  • 59 158 € pour un couple ;
  • 73 947,50 € pour un couple avec 1 enfant ;
  • 88 737 € pour un couple avec 2 enfants.

Si vous dépassez ce plafond, l'option n'est plus possible et le versement libératoire s'arrête.

Gagnant ou perdant ? La règle simple

Sans versement libératoire, votre chiffre d'affaires moins l'abattement (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité) s'ajoute à vos autres revenus et il est imposé au barème. Il faut donc comparer :

  • Votre foyer n'est pas imposable (tranche à 0 %) : le versement libératoire vous fait payer un impôt que vous n'auriez pas payé. ❌ Perdant.
  • Votre revenu de micro-entreprise tombe dans la tranche à 11 % : sans versement libératoire, vous payez environ 3,2 % du CA en vente (11 % × 29 %), 5,5 % en services (11 % × 50 %) et 7,3 % en libéral (11 % × 66 %). C'est bien plus que 1 %, 1,7 % ou 2,2 %. ✅ Le plus souvent gagnant.
  • Entre les deux, quand vous êtes juste au-dessus du seuil d'imposition : la décote réduit fortement l'impôt classique, et le résultat peut aller dans les deux sens. Faites le calcul.

Le simulateur compare les deux options pour votre situation : cochez ou décochez « versement libératoire » et regardez le revenu net.

Comment l'activer ?

  • À la création : faites la demande à l'URSSAF avant la fin du 3e mois qui suit la création. Exemple : activité démarrée en septembre 2026, demande avant le 30 décembre 2026.
  • En cours d'activité : faites la demande avant le 30 septembre pour que l'option s'applique au 1er janvier suivant. Une demande faite avant le 30 septembre 2026 s'applique aux revenus de 2027.
  • Pour revenir en arrière, c'est le même délai : avant le 30 septembre pour l'année suivante.

La demande se fait depuis votre espace sur autoentrepreneur.urssaf.fr.

Deux pièges à éviter

  • Le prélèvement à la source continue : choisir le versement libératoire n'annule pas automatiquement l'acompte de prélèvement à la source sur ces revenus. Supprimez-le vous-même dans « Gérer mon prélèvement à la source » sur impots.gouv.fr, sinon vous payez deux fois en attendant la régularisation.
  • La déclaration annuelle reste obligatoire : chaque printemps, reportez votre chiffre d'affaires sur la déclaration 2042-C-PRO, dans la case prévue pour le versement libératoire. Vous ne paierez pas deux fois, mais ce revenu sert à calculer le taux d'imposition de vos autres revenus.

Source : service-public (régime fiscal de la micro-entreprise), page vérifiée par l'administration le 13 mai 2026.

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